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Toute seule?

Written on: Monday October 11th, 2010

A journal entry from: Vacances Europe 2010

La mise à jour sur l'Irlandais ayant été faite, mon voyage ne se résume pas à des histoires de c?ur. C'est surtout mes vacances longtemps attendues, mon moment pour décrocher, m'amuser et retrouver l'esprit d'émerveillement, d'ouverture et de positivisme du voyage qui disparaît tellement vite au retour, miné par la routine et le connu. Je n'ai pas pris de semaine de vacance de l'année pour pouvoir cumuler mon temps et rentabiliser le fait de faire le trajet en Europe, et même si j'aurais peut-être dû prendre des vacances chez nous avant (désolée aux personnes concernées pour mes récents moments de mauvaise humeur et d'exaspération!), sur place, je vois que ça vaut la peine!

Photos à venir

Je repars toute seule, ça surprend à chaque fois. Pourtant, maudit que j'aime ça! C'est super égoïste, mais je vais en profiter pendant que j'ai la possibilité et le goût de ne pas être accompagnée. Je n'ai pas de compte à rendre à personne et personne ne dépend de moi. Si je décide que ma première journée à Paris, tout ce que je fais c'est dormir jusqu'à 15 h et aller me chercher des croissants, je le fais. Si en visitant le cimetière du Père Lachaise j'ai envie de flâner en ramassant des cailloux que je trouve beaux par terre ou en récoltant des marrons entre les tombes, personne ne s'impatiente. Si j'ai envie de prévoir à la dernière minute, de changer d'idée, d'emprunter des trajets pas possibles, de faire des détours, de ne pas planifier au quart de tour et donc de poser plein de questions en chemin, personne n'en subit les conséquences. Si j'ai l'air de la chienne à Jacques, on s'en fou, personne ne me connaît. Si je n'ai pas envie de jaser, je mets mon iPod et ce n'est pas impoli. 

Et quand j'ai envie d'avoir de la compagnie, y'en a toujours. Il y a les voisins de sièges de train, de lit superposé d'auberge, de table de café? C'est fascinant de voir à quel point les gens sont ouverts envers les voyageurs. S'ils sont voyageurs eux-mêmes, ils se reconnaissent en toi, on est semblables, alors ça part facilement de «tu viens d'où et où tu vas?» à des conversations philosophiques sur la vie, l'amour, la société? C'est fou ce que les gens sont prêts à raconter en sachant que tu ne les reverras jamais!  Et si tes interlocuteurs sont des gens de la place, tu as tout le charme de l'exotisme, alors ils veulent en savoir plus sur toi et te montrer à quel point c'est beau chez eux. De là nait une générosité surprenante.

Et puis, à part des inconnus, j'ai une liste de très grande qualité de gens à visiter! Je trouve ça d'ailleurs assez particulier de partir si loin mais, cette fois, d'y revoir plein de personnes connues. Ça commence avec Élise!

Élise Collignon (face-de-fion!) est la membre française des Fantastic Four, mon équipe de travail la plus efficace et complémentaire que j'ai connue à vie, et surtout, ma gang d'amies du bacc en relations publiques de l'UQAM.  Élise est toute jeune encore mais elle a vu plus de pays que moi je crois, de l'Europe aux É.U. en passant par le Québec. Après notre bacc, elle est rentrée en France faire l'ISCOM, une école de communications assez prestigieuse, et ses stages la mènent aux Etats-Unis, comme à New York où on l'a visité cet été. Pour le moment, elle étudie à Paris et habite un super charmant appart Ikea dans le 11e arrondissement, où j'ai le privilège de m'installer quand je passe et aussi d'entreposer du stock pesant en attendant de rentrer au Québec.

Avec Élise, j'ai pu manger de la roquette sur la rue de la Roquette, manger du pain et du fromage avec du vin tellement pas cher mais excellent sur sa petite terrasse rue Camille-Desmoulins, faire 2 minutes de Vélib (ils ne prennent pas ma carte de crédit sans puce!), déguster un «p'tit déj» typique français et bio en plus Au Bon Pain, boire une BBBB (bière blonde belge de base) dans un petit bar parisien branché et aller dans un photomaton!

Tu vois maman, j'ai évité tous les endroits trop touristiques pour ne pas me faire pogner par les terroristes. Sauf que finalement, les alertes à la tour Eiffel, c'est un français d'une cinquantaine d'année qui a pèté une coche qui les a faites, pas un réseau terroriste! Quand même, les histoires de peur m'ont fait partir plus vite d'un café de la gare de l'Est quand un agent de sécurité a remarqué une valise abandonnée près de ma table? on sait jamais!

Beaucoup de photos du cimetière du Père Lachaise, où le grand monument du genre de je sais plus quelle famille riche se construit présentement à Val-d'Or est la norme, pas l'exception. Il y en a pour tous les styles!