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Grimper dans l'arbre genealogique slovene

Written on: Wednesday April 15th, 2009

A journal entry from: Europe 2009

Ferderbers, english version follows?


Avant d'être ici, j'avais rassemblé tous les renseignements sur mes ancêtres que j'ai pu obtenir de ma famille, mais c'était des bribes d'information contradictoires. On n'est même pas certains qu'ils disaient Ferderber avant d'arriver au Canada, c'était peut-être Verderber, ou Ferdjber?


Mais une chance, j'étais avec Helena, qui connaît le Canada411 de la Slovénie, et j'ai trouvé des numéros de téléphone et des adresses pour les noms que j'avais. Et une chance encore que j'avais Helena, parce que ces gens là ne parlent pas anglais. Elle a arrangé un rendez-vous pour moi le lendemain à Predgrad, petit village où vivent les Majerle, famille de la s?ur de mon arrière-grand-mère. Je me demandais bien comment ça irait, parce que j'avais l'impression que l'intonation d'Ivan au téléphone voulait dire « Que c'est ça??? Ferderber, connaît pas.»


Je prends donc le train vers le sud-est de la Slovénie et je débarque à la station la plus proche de Predgrad, à Črnomelj. Je trouve mon auberge jeunesse, une HI Hostel qui ne semble pas accueillir beaucoup d'étrangers dans ce petit village. La fille de l'accueil ne parlait qu'allemand, ça a été dur de juste expliquer que je veux UNE chambre, pour UN soir.


Je devais ensuite chercher la station d'autobus pour aller à Predgrad. Sauf que la station finalement c'est une pancarte avec un dessin d'autobus dessus, sans horaire ni rien. L'hôtel devant qui devait donner de l'info est fermé. Je passe donc à la station service. Je suis chanceuse, il y a un dernier autobus pour Predgrad à 3h, mais après je ne peux plus revenir. J'espère que les gens que je vais rencontrer sont smatts et qu'ils me donneront une ride, parce que sinon je fais du pouce.


J'allais être en retard à mon rendez-vous avec Ivan Majerle, je comptais sur un système de transport en commun un peu moins restrictif. J'ai donc dû demander au gars de la station service d'appeler Ivan pour moi, pour qu'il explique en slovène. C'est pas cool de pas comprendre, tu te demandes si la personne transmet l'info comme tu le voudrais.


Finalement Ivan allait venir me chercher à l'arrêt de bus de son village. Génial. Mais finalement, tout est tellement petit dans le coin que tout le monde se connaît. Même le chauffeur de l'autobus était possiblement lié à mon arbre généalogique par mariage quelque part, et il connaissait tout le monde alors il est allé me porter directement chez Ivan.


C'était en fait quelques maisons collées où plusieurs Majerles habitent. Ils étaient donc tous là à mon arrivée, gros comité d'accueil. C'était comme j'aurais voulu que ce soit, la matante qui accoure vers moi et me serre la main, pleine d'enthousiasme en déblatérant des trucs en slovène auxquels je ne peux répondre que par un sourire. Elle ne me lâchera pas la main avant 15 minutes, elle m'a tout de suite mise à l'aise avec un accueil comme ça.


La grand-mère, qui ne parle que l'allemand, qui me pose des questions en m'observant avec un regard interrogatif, mais encore là je peux juste sourire. Je tiens l'arbre généalogique dans mes mains, mon billet d'entrée. La gang commence à se reconnaître dessus et là ils s'exclament « Ah, ben oui, ça c'est moi, ça c'est ma mère, ça c'est toi blablabla ».


Enfin, deux voisins plus jeunes qui parlent un peu anglais arrivent en tant que traducteurs officiels. Ils m'ont suivi toute la soirée pour qu'on puisse communiquer, c'est gentil.


La famille se souvenait de mon grand-oncle Harry qui était venu en Slovénie quelque chose comme 12 ans plus tôt. On a fait le tour de vieilles photos autour de la table de cuisine pour identifier des visages. Ils ont préparé des hors d'?uvres typiques, la grand-mère à côté de moi me chicanait dès que mon assiette ou mon verre étaient vides, genre « mange, mange blablablablabla » en allemand. J'ai pu compléter un peu des points d'interrogation de l'arbre généalogique.


Ils avaient même apporté des souvenirs locaux pour moi en cadeau. Vraiment, avec une journée de préavis, ils m'ont accueilli de façon incroyablement chaleureuse, mais authentique et simple, j'ai vraiment apprécié. Après un shooter de l'eau de vie locale et un arrêt chez la matante Mimica pour du gâteau traditionnel, j'ai dit aurevoir à tout le monde en promettant d'écrire.


Puis Ivan m'a amené visiter le village voisin de Prelesje, où il y a la maison de mon arrière-arrière grand-père, donc le père de la mère de mon grand-père. J'ai appris l'histoire de sa deuxième femme méchante qui n'aimait pas les enfants de sa première femme décédée et qui a dépensé tout l'argent de la famille. Elle aurait poussé mon arrière-arrière grand-père à mettre le feu à la maison! C'est donc maintenant une nouvelle bâtisse, mais le moulin original construit par lui est encore devant la maison.


Enfin, nous sommes allés à Sodevci, à la maison de Marko Ferderber, le père de mon grand-père. Ce serait donc là que mon grand-père est né. C'est tout petit, et c'est juste à côté des douanes à la frontière de la Croatie. Le village est bordé par la rivière Kolpa, et de l'autre bord, à peut-être 20 mètres, c'est la Croatie.  
C'est beau, c'est tranquille, c'est naturel. Mais j'imagine que la promesse de travail et d'enrichissement en Amérique a tenté Marko. Comme ils disent ici : « strebuhom za bruhom », ou « d'estomac à pain ».


Nous sommes aussi passé par Gradac, où les Rakar, la famille d'une autre s?ur de mon arrière grand-mère, habite, mais ils étaient absents.


Nous nous sommes dit aurevoir devant mon auberge, mais maintenant nous sommes en contact. C'était une étrange expérience, un peu irréelle, mais super agréable et intéressante. Je me sentais chez nous grâce à eux, c'est fascinant d'explorer ses racines.

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Little bits of information contributed from different family members in hand, I got to Slovenia not even knowing how I should pronounce our name. The people I first met here, like Helena with whom I was couchsurfing, laughed when I said my name. They said it was from german and meant "the one who destroys". Let's hope we destroy things that need to be?


Good thing I was staying with Helena, a Slovenian from Celje studying in Ljubljana, because she knew where to look up phone numbers in the country. I found addresses and numbers for the Majerles and Rakars I had as possible contacts. So I first called Ivan Majerle. He didn't speak English, so again Helena was very helpful translating and setting up a meeting. I was wondering how it would be, because at first Ivan didn't seem to see the relation and sounded a bit skeptical.


The next day, I took the train to south-east Slovenia. The closest train stop to Predgrad, where the Majerles live, is in Črnomelj (pronounced Tcherrr-no-may-lee), where I'd booked a hostel. I didn't know there would be so many people speaking german around, the lady at the hostel didn't speak anything else!


I then wanted to find the bus stop, which ended up being just a street sign with a bus on it, no schedules or info. The hotel in front was closed, so I asked at the gas station. I was lucky a last bus was going to Predgrad at 3, but none were coming back afterwards. I was hoping the Majerles would like me and give me a ride back, or I was going to hitchhike!


I was going to be a bit late for meeting Ivan, so I had the gas station clerk call him and explain everything in Slovenian. I couldn't understand the conversation, I was just hoping the clerk was saying things the way I wanted them to be said.


Ivan said he'd wait for me at his village's bus stop. But the places are so small, everyone seems to know everyone. Even the bus driver, a Sterk, might be linked somewhere in our tree, Anica Majerle having married a Sterk. He knew Ivan, so he took me right to his house.


There were many houses close together where many Majerles lived. So I had a whole welcoming comity when I got there. Family tree in hand as my entry ticket, people rushed around to look at it, slowly recognizing their names and starting to smile and exclaim in Slovenian.


Mimica, Ana Majerle's daughter, ran to hold my hand and was enthusiastically welcoming me in Slovenian, so all I could do was smile back. But she held my hand the whole time and made me feel at ease right away. Another family member, forgot her name but will look it up, a bit older, only spoke german and seemed to be asking me questions I couldn't understand, again just smiling, hoping someone would translate.


Two neighbors, younger and who spoke a bit of English, finally arrived as official translators. They were nice enough to follow me around all evening so that we could all communicate.


They remembered Harry and Bill and showed me pictures they'd kept of them. We looked at the scrapbook Rhonda made and identified a few faces, and we answered a few question marks on the family tree.


They prepared snacks, pickled peppers like grandma makes and local cold cuts. It was quite good, as soon as my plate or my glass was empty, the lady I forgot the name would look at me severly and say something in German that meant, "Eat! Eat!"


With just one day's notice, they really made an effort to welcome me, very simply and authentically, which is what I loved. They gave me a few souvenirs, local crafts, and pictures. After a shooter of their homemade whisky, and a piece of cake at Mimica's, I said goodbye, promising to write.


I then went off with Ivan and the two translators to visit Prelesje (pronounced Prrray-lee-see-ay), the village where Michal Baric's house was. It's not the same building anymore; I heard this story about him burning the house down, angry at his mean second wife. The mill he built by the river is still there, though.


Then we went to Sodevci (pronounced So-day-ew-tsi), where grandpa was born and Marko Ferderber's family lived before leaving for Canada. I saw the house that would have been Marko's, and a neighbor said his 93 year old mother may have more info on the Ferderbers. A Uri Ferderber would have come back to Slovenia apparently, just before he died there.


Sodevci is right by the Croatian border, customs are just by the village entrance. The village is by Kolpa river, on the Slovenian side, but if you cross the river, which is maybe 20 meters wide, you're in Croatia!


It's beautiful, calm, small, natural. I liked it, with the trees flowering right now. But I guess North-America was promising work to feed a family, maybe. As they say here, "strebuhom za bruhom", or "from stomach to bread".


We also went to Gradac (Grrra-dats) to find the Rakars, they still own a pub there. But they weren't home and the pub was closed. Then Ivan left me at my hostel in Črnomelj and we said goodbye.


All the addresses, names and places are written down and I will be in contact with everyone there for more questions and information. I'd also like to send them news from us.


It was a strange but fascinating experience to meet all these distant relatives and find out about my roots. They made me feel at home in Slovenia.


The rest of my time here was spent visiting the capital, Ljubljana, which is very beautiful, all along Ljubljanica river. It has a clean and orderly feel to it. Helena took me out downtown to see the student night life, which was a lot of fun. We also did a roadtrip to the Postojnska cave, biggest one in Europe. That was amazing, pictures are online with my last blog entry.


We also went to the seaside to see Lucija, Piran and Umag, that last one being in Croatia. I got one more stamp on my passport! Everything is beautiful. I won't have seen the Bled area, and the mountains, but I'll keep that for next time! Who wants to come?

 

From JS on Apr 27th, 2009

Wow Soph, quelle histoire! J'admire vraiment ta persévérance et ton dévouement à être aller jusqu'au bout de ton désir de mieux connaître tes ancêtres! J'imagine que tes grands-parents te seront reconnaissants à vie de leur rapporter toutes ces infos sur leur origine et leurs liens familiaux! Vraiment, re-wow! ;) En passant, comment avancent tes 2 derniers défis? J'ai hâte de te voir, ciao! JS xx PS : finalement, ça ne sera pas moi qui va te transférer des appels de chialeux de poubelles cet automne... Je te raconterai à ton retour!

From Soph on Apr 29th, 2009

Hâte d'entendre tout ce qui se passe dans MRC Story et dans ta vie! On se call une bière dans un bar Val-d'Orien super bientôt! xx