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When in Rome

Written on: Thursday April 9th, 2009

A journal entry from: Europe 2009

Là, c'est l'Italie. Au départ, je ne planifiais pas vraiment y être, mais ça fitait dans mes plans. Par contre, en arrivant à la gare de Milan pour mon transfert vers Rome, je me rends compte que tout ce que je connais de l'Italien, c'est le menu du Paccini. Une chance, Emma du ferry vers l'Irlande m'avait donné un Italian phrasebook dont elle n'allait plus se servir. Pas mal gentil de sa part. Il propose d'ailleurs des phrases très pratico-pratiques, du genre "Il tuo ego è fuori controllo" (ton égo est hors de controle) et "Vaffanculo!" (Fuck off!). Aussi, j'aimais bien "Non mi si raddrizza. Mi dispiace"(Je m'excuse, je n'arrive pas à lever...)



C'est à Rome que j'arrive d'abord, ce qui n'était pas prévu mais plus raisonnable, pour couper mon trajet en deux vers Naples. Tous les chemins mènent à Rome qu'ils disent, c'est vrai que ça aurait été stupide de passer sans m'arrêter.

Il fait dont ben chaud en Italie, j'arrive en sueur à mon auberge jeunesse, pour que finalement ils me disent que ce que je croyais être une confirmation de réservation n'était qu'une preuve de réception de la demande. Et là, ils étaient complets. Comme plusieurs autres auberges, de plus en plus chères. J'ai finalement décidé de retourner près de la gare où il y a plein de pensions et hostels.

Je fais 4-5 places et elles sont toutes vraiment chères. J'en trouve une qui est disons pas si pire, le prix me fait quand même de la peine mais j'avais pas envie de me promener indéfiniment dans Rome le soir. Au moins j'ai une chambre et une salle de bain juste à moi et ça me semble propre.

Vers 3h30 du matin, je me souviens m'être à moitié réveillée. J'entendais des gens parler, il y avait du bruit et j'avais l'impression que les choses shakaient. Je me souviens m'être dit, à moitié endormie, que c'était dont ben cheap comme hôtel, que le monde devrait se la fermer à cette heure là et que franchement mes voisins de chambre pourraient s'y adonner un peu moins intensément.

C'est seulement le lendemain, quand j'ai reçu des courriels de personnes inquiètes pour moi, que j'ai su que ça avait été un tremblement de terre.

Le soir d'avant, j'étais allée dans un café Internet pour trouver un endroit moins cher pour le lendemain. Les proprios de la place, des gens du Bangladesh, ont vu que je cherchais un hôtel et m'ont proposé le leur. J'ai dit que je cherchais quelquechose de vraiment pas cher, alors ils me demandent ce qu'est mon budget. « 20 euros? Pour toi on te fait ça 20 euros, on va dire que c'est le rabais étudiant. » J'étais un peu sceptique, je voulais pas me retrouver dans un fond de sous-sol épeurant, alors j'ai demandé d'aller voir d'abord.

Finalement, c'était un super deal, juste en face d'où je dormais, avoir su. Tous les employés, une gang de Bengalis, étaient super gentils et serviables, c'était très potable, il y avait plusieurs jeunes et, en plus du déjeuner inclus qu'on voit régulièrement dans les auberges, il y avait le souper inclus! Une petite portion de pâtes et une mini-salade, mais quand même! Les employés m'aimaient bien, j'allais à leur café Internet et finalement ils disaient, nah, pour toi c'est gratuit, puis avant que je parte, un des employés est venu me donner un cadeau, genre un petit calepin du Doloramma et un porte-clé Honda, inutile, mais c'est cute de leur part!

Dire que je m'inquiétais parce qu'ils avaient l'air musulmans et qu'on se fait tellement conditionner à avoir peur d'eux. Donc, when in Rome, allez à Sunmoon Hostel.

Ma première journée, je suis allée voir le Vatican. La file pour entrer était aussi longue que pour le Vampire à la Ronde. Au moins, à un endroit pieux comme ça, y'a pas de gang effrontée qui te poussent et te dépassent délibérément en se trouvant cool. (Après 2 ans, je suis encore frustrée lol)

Il aurait fallu que je sois bien plus planifiée que ça pour voir le pape, que je réserve bien à l'avance. Mais j'aurais aimé lui serrer la main et lui dire, hey, je viens du pays du petit Jérémy! Il y a bien d'autres choses que j'aurais aimé lui dire, mais je n'aurais pas eu le droit probablement. J'ai donc testé la poste du Vatican, en envoyant une carte postale du pape avec à l'endos un message expliquant mon opinion sur son opposition à la contraception. Si je la reçois, je dis bravo, il n'y a pas de censure au Vatican. Ou c'est peut-être juste qu'ils ne perdent pas leur temps à lire les cartes postales qui normalement doivent se résumer par « hey, je suis au Vatican, je t'aime maman », ils veulent juste l'argent des timbres. 

J'ai bien sûr vu la chapelle Sixtine, où prendre des photos et parler est interdit. Des touristes, ça n'écoute pas. Tous les 30 secondes, il y a un surveillant qui fait un « chhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhut » agressif. Le ton baisse le temps que les gens regardent en la direction de ce bruit, et puis remonte jusqu'au prochain « chhhhhhhhhhhhhhhut ».

C'est donc une grande foule qui regarde en l'air dans une salle couverte de bien belles fresques, tentant de prendre une photo sans flash subtilement même si c'est certain que ça ne sortira pas bien. C'est beau, c'est une ?uvre monumentale, mais je m'attendais à faire «wow » un peu plus, c'est peut-être juste trop connu d'avance, ou pas assez pour bien la comprendre et l'apprécier. Et c'est à 20 mètres de haut, alors d'en bas ça a l'air plus petit que ce que j'imaginais. J'ai su que finalement, Michel-Ange ne peignait pas couché, mais bien debout, la tête en l'air, et recevait plein de gouttes de peinture dans la figure.

Le lendemain, c'était le Colisée, ça j'ai fait wow. J'ai même cédé aux fatiguants qui t'harcèlent pour t'offrir le tour guidé. Pour assurer la business de ces gens là, bien sûr, il n'y a aucune explication écrite nul part sur les sites.


La partie du Colisée était bien intéressante, peut-être à prendre à la légère. Le guide parlait des gladiateurs comme de sex-symboles, et que ce serait pourquoi les femmes n'avaient accès qu'au pavillon le plus en haut et le plus loin, pour éviter qu'elles aient contact avec les vedettes et soient infidèles à leur mari.

Une journée typique dans le Colisée: le matin, batailles d'animaux, genre aujourd'hui on essaye gorille contre hippopotame ou monsieur contre autruche; heure du lunch, massacre de criminels, bon débarras; après-midi, gladiateurs, jusqu'à la mort.

On change de guide pour visiter les alentours du Colisée et c'est là que l'Italie se fait sentir. Le gars avait à peu près mon âge. À l'entrée du Palatino, il commence à s'engueuler en Italien avec la fille de l'accueil. Il n'y avait que moi et un couple de retraités du Danemark, moi je mangeais ma gelato tranquillement en attendant de savoir ce qui se passe. La fille de l'accueil s'avance vers nous et commence à nous expliquer qu'il n'est pas un guide officiel et qu'on a payé 6 euros de plus que le tarif régulier d'un guide. Le guide ne dit pas grand chose à côté. On sait bien que rendus là il n'y a pas grand chose à faire, c'est pas comme si la police allait faire quelque chose. Ils sont partout sur le site ces guides là et les polices les côtoient sans rien dire.

Donc, avec les deux autres touristes, on se met d'accord qu'on garde notre guide. Ça a vallu la peine, le gars savait de quoi il parlait, était très sympathique, et en prime on a eu une explication de la mini-mafia du tourisme au Colisée de Rome, alors que tant les policiers, les officiels du site touristique et les drôles habillés en gladiateurs qui te chargent 10 euros pour une photo avec eux sont dans le coup. Comme disent les anglos, when in Rome, do as the Romans do.


Ça complétait une belle journée, qui se terminera à Naples, où apparemment la Cammora gère bien plus que les attraits touristiques.

 

From Julien on Apr 15th, 2009

Hi! I'm Ron Burgondy?

From Soph on Apr 15th, 2009

lol, does that mean you want news? ACTION news?

From J. on Apr 15th, 2009

C'était une référence à ton titre... " -You know, When in Rome! -Yes, Continue -... do as the romans... It's an expression! -Never heard it before."

From Soph on Apr 15th, 2009

T'as vu le film beaucoup trop de fois