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La Fheile Padraig Sona Duit!

Written on: Thursday March 19th, 2009

A journal entry from: Europe 2009

D'abord, mes excuses pour une longue pause de carnetage, j'étais en bonne compagnie ces derniers jours en Irlande et en Angleterre, sans accès facile à Internet, alors le carnet a pris le bord. Voici une première note tout de même rédigée en chemin, mais mise en ligne maintenant. 3-4 autres arrivent!


Je suis arrivée à Galway le 15 au soir. Je devais rejoindre un contact, mais je n'avais pas le bon numéro, et c'est comme ça que je me suis retrouvée dans la seule auberge jeunesse où il restait des lits. Il était tard quand j'ai enfin trouvé la place, alors ce soir-là je me suis simplement couchée, réveillée par la gang d'allemands qui sont rentrés tard dans la chambre d'une soirée pré-St-Patrick et qui vraiment empestaient le gars saoul, assez pour t'empêcher de dormir, puis après par leurs ronflements assez impressionnants.


J'étais donc heureuse de quitter l'auberge pour aller profiter du grand air aux Cliffs of Moher. Je voulais m'y rendre par moi-même, mais les horaires d'autobus ne m'accordaient qu'environ une heure sur place, alors que le tour guidé pouvait me mener à plusieurs autres attraits et me permettait au moins deux heures pour visiter les falaises. Je ne suis pas particulièrement fan des tours guidés, mais je me suis dit que c'était la meilleure option.


J'embarque dans l'autobus de Ray, gentil monsieur guide et conducteur. C'est rempli de jeunes d'auberges jeunesse qui ont trop veillé hier. En chemin, pauvre Ray fait de l'overtime à essayer de faire rire ou réagir, mais ce n'est pas un public facile. Personne ne répond, il y en a qui dorment et les seules réactions c'est des américaines qui, en voyant des bébés moutons par la fenêtre, s'écrient tout d'un coup d'une voix gossante « oh my god, look, they're sooooooooo cuuuuuuuuuuuute! »


Le paysage était vraiment charmant. Exactement ce qu'on s'imagine, des champs découpés en lots de toutes sortes de tailles, délimités par des murs de pierres sèches, des moutons, la mer. Cette journée-là j'ai décidé que j'allais avoir des moutons sur ma terre un jour. Parce qu'ils sont soooooooooo cuuuuuuuute, mais surtout parce qu'ils vont tondre mon gazon, fertiliser mon jardin, et même me donner de la laine, que je vais refiler à Fred et Val qui vont tricoter des tuques et des petits bas pour tous nos bébés! Je pourrais aussi fournir l'agneau pour le BBQ annuel des Ferderber, mais je me demande toujours si je serais capable de sacrifier mon propre petit mouton, puis le bouffer en me disant, comme dans les Simpsons « c'est tellement bon, j'aimerais ça que Balle-de-laine soit là »?


J'ai aussi décidé que je veux des murs de pierres sèches pour délimiter mon terrain plutôt qu'une clôture. Et je pense incorporer de la carotte de mine dedans pour donner une touche régionale. Vous avez le droit de voler mon idée, mais faudra qu'une des roches de votre mur montre mon copyright.


Le guide expliquait l'histoire de la grande famine en chemin, avec le champignon parasite dans les patates qui a causé la mort et l'exode de millions d'Irlandais. J'ai tout d'un coup eu un flashback de mon enfance où je me souviens très bien être assise à ma table de cuisine à côté de mon père, devant mon souper, et il me raconte la même histoire. Je crois que je ne voulais pas manger mes patates, alors il a voulu me faire finir mon assiette en me parlant de comment les patates, c'est précieux. Parce que les Irlandais, c'est tout ce qu'ils avaient et, quand elles ont été contaminées, ils mourraient de faim. J'étais chanceuse, moi, d'en avoir des patates! Je me suis dit que si mon père m'avait raconté des faits historiques en lien avec mon quotidien plus souvent en grandissant, je serais calée en histoire maintenant. En fait, je pense qu'il l'a fait, mais je n'écoutais peut-être pas?


Encore une fois, j'étais toute seule à ne pas être en couple ou en gang dans le groupe, alors à la pause café je suis allée m'asseoir avec le chauffeur comme la parfaite nerd, mais j'avais plein de questions pour lui alors ça été bien intéressant. J'ai remarqué qu'un gars du groupe était aussi seul à ce moment là. À la pause du lunch, je l'ai invité à s'asseoir avec moi. Jason était un californien qui travaillait sur des satellites pour la NASA. Il avait participé à un projet de satellite pour voir où et en quelle quantité il se dégage des gaz à effet de serre sur Terre. Ça a planté parce que l'appareil de lancement, dont la construction avait été sous-traitée, a eu une défaillance. Il demeure l'hypothèse que certains individus voudraient empêcher qu'on puisse vérifier ainsi la production de GES?


Jason devait être incroyablement brillant pour faire ce qu'il fait, mais pas particulièrement à l'aise avec le social. Bien gentil, mais le genre tellement gêné qu'il n'arrive pas à te regarder dans les yeux, donc baisse le regard et semble tout le temps te regarder les boules. Je voyais bien que c'était pas voulu puisque de toute façon y'a pas grand chose à voir. Mais après la journée de visite j'avais réussi à le dégêner un peu et à le faire sourire au moins une fois alors je m'étais fait un ami pour aller boire ma première Guinness en Irlande ce soir-là.


On s'est retrouvé au Crane Bar, qui était exactement ce que j'espérais d'un vrai pub Irlandais. Une couple de gars avaient emporté leurs instruments et improvisaient une chanson traditionnelle entre chaque bière. Quand un des hommes s'est mis à chanter a capella, tout le bar s'est tû. Bien agréable.


Jason avait loué une voiture pour se promener en Irlande et allait à Dublin le lendemain, ce qui adonnait bien parce que moi aussi j'avais prévu m'y rendre pour la parade de la St-Patrick. Il était d'accord pour m'embarquer, alors on s'est dit qu'on devrait aller se coucher si on partait tôt le lendemain.


C'est là qu'une gang d'Irlandais se sont tout d'un coup joint à nous. Ils étaient très surpris qu'on aye à Dublin pour la St-Patrick, parce qu'apparemment c'est tellement fou dans la grande ville cette journée là que ça finit par pas être le fun. Patrick, un des gars de la gang, m'a invité à rester chez lui et à fêter avec eux à la place. Puisque Jason avait déjà des plans en arrivant à Dublin, je n'aurais pas eu personne pour fêter là-bas, alors je suis finalement restée à Galway. Le coin et le monde y sont tellement attachants, ce n'était pas difficile de me convaincre.


J'ai donc passé la St-Patrick avec Patrick l'Irlandais, je trouvais ça pas mal concept. On a commencé la journée par le complet Irish breakfast, accompagné d'une Guinness, pour un petit déjeuner équilibré. Une parade rassemblait toute la ville le long de Shop Street. Elle n'était pas aussi grande que celle de Dublin, mais pour plusieurs raisons c'était bien mieux, local et chaleureux. La journée était parfaite, plein soleil, on s'est installés sur une terrasse pour regarder les touristes passer couverts de gugusses St-Patrick achetés à ce qui serait un « Euroramma ».


J'ai enfin réussit à rencontrer Stephanie, le contact de Pierre-Luc, qui maquillait des enfants cette journée là, et on est allés à la Spanish Arch, coin de rencontre en plein air, pour boire une bière. Il devait être 4h30 et la place était bondée de jeunes déjà saouls et bruyants, le genre de débauche dont on est témoin à la St-Jean aussi, mais plus après minuit. Ça mettait dans l'ambiance. Je suis allée aux toilettes dans un hôtel près de la place qui n'arrivait plus à gérer les allées et venues des fêtards. Dans les toilettes des filles, c'était pas beau, des filles déjà malades de boisson, des chicanes d'ados américaines qui se dépassent dans la file. On s'est installés en retrait de la foule sur un coin de gazon près de la mer pour boire tranquilles. Des amis de Patrick pratiquaient leur jonglerie avec le coucher de soleil en background. Vraiment, la plus belle St-Patrick que j'aurais pu avoir.


Le lendemain, Patrick allait travailler, pauvre lui. J'oublie en voyage que les autres ont des obligations. Moi, j'ai fait la grasse matinée. Le soir, il faisait encore super beau, on était bien motivés, alors on s'est dit on va se baigner. Il y avait quand même 4-5 personnes qui s'étaient risquées à l'eau, surtout des kids qui voulaient dire qu'ils l'avaient fait. Ça nous décrivait aussi pas mal. Patrick a été le premier à sauter, puis son ami Phil. Moi je suis restée sur le bord de la planche pendant un bout à rassembler mon courage. J'ai finalement sauté, c'est cool de faire la bombe direct dans l'Atlantique. C'est l'eau la plus froide que je me suis jamais baignée dedans. Je suis restée pas mal juste assez longtemps pour crier estie que c'est frette et nager jusqu'à la rive. En sortant à l'air libre, j'avais chaud tellement le contraste était fort.


Le lendemain, Pat a pris sa journée et on s'est promené autour de Galway, pour manger le meilleur fish chowder du coin. J'ai pu essayer de conduire une voiture à gauche pour un 100 mètres; inévitablement je me dirigeais dans la voie de droite et il m'a fallu un petit cours de conduite manuelle, mais j'ai pu rayer ça de ma liste de choses à faire en Irlande. On s'est promené dans un champ pour voir les moutons et un « fairy mound », genre de petit rond boisé que les gens du coin n'iront jamais couper parce que ça fâcherait « the little people ».


Je suis finalement partie pour Londres le lendemain, mais je reviens à Galway la semaine prochaine, pour ensuite monter à Belfast.

 

From Frederique on Apr 2nd, 2009

Wo, ç'a l'air débile Soph! Est-ce que tu as vu des danseurs irlandais? Ciao xxx

From Marianne on Apr 3rd, 2009

Tout simplement majestueux...mais cé koi les littles peoples?? comme dans l'émission à canal famille??