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Los Sucios de Beneficio

Written on: Tuesday February 3rd, 2009

A journal entry from: Europe 2009

Je suis allée me dépayser 24 heures, en pleine Espagne. Plus dépaysée qu'au Guatémala, même si notre expérience au Guaté n'était pas trop dure à battre. Je déjeunais à l'auberge en jasant avec Bruce, un australien de passage en chemin vers chez lui, à Beneficio, à environ une heure et demi. Il commence à m'expliquer ce qu'est Beneficio avec un enthousiasme débordant.


À la fin des années 80, un couple anglais s'était établi à cet endroit. C'est en forêt dans les montagnes, à l'endroit où il y avait d'abord eu quelques campements de gitans et une sorte de gîte de médecine alternative. Après avoir quitté divers « villages » hippie où l'alcool avait pris le dessus et les chiens avaient trop proliféré, ils avaient trouvé Beneficio et en ont fait leur chez-eux. Des gens se sont tranquillement joints à eux, faisant grimper la population de 2 à environ 200 personnes aujourd'hui, de tous âges et de toutes origines. Toutefois, selon mes observations, le 2/3 des « Beneficiosois »  semblent être des hommes barbus, la plupart post-trentaine. Une cinquantaine de bébés seraient nés sur place. Il y a tout le temps 3-4 enfants qui courent autour.


Le principe est que le territoire est libre et ouvert à tous, tu peux y dormir et manger gratuitement, y construire un campement, une maison, y faire pousser ce que tu veux. Chaque jeudi, le groupe descend au village pour le marché public, se cotisent pour acheter quelques denrées et s'approvisionnent aussi gratuitement en prenant les fruits et légumes invendables et les dons. Quand quelqu'un se décide à cuisiner quelque chose avec ces provisions, il partage le repas. Il n'y a pas de chef, tu fais ce que tu veux tant qu'il n'y a pas de violence. Le reste se règle par discussion.


Bruce me dit que plusieurs personnes là-bas ont déjà fait du WWOOFing en Espagne, et que je trouverais surement des pistes pour des fermes. Je suis vraiment curieuse de voir et je me dis que ce sera intéressant de voir comment les gens se sont organisés là-bas pour vivre selon la nature, avec très peu. Je décide de le suivre le lendemain, avec Laura, une allemande qui veut aussi venir voir.


On prend l'autobus jusqu'à Orgiva et on se rend au pied de la montagne vers Cañar plus haut, au spot habituel où les gens de Beneficio font du pouce pour remonter chez eux. Après une dizaine de voitures, quelqu'un nous embarque, nous 3 plus une madame qui, visiblement, s'en va au même endroit que nous. On jase et Bruce demande à la dame d'où elle vient. Elle répond en hésitant : « Ça dépend. Dans cette vie, de Slovénie. » J'ai pas osé demandé d'où elle venait dans celle antérieure, peut-être de Malartic.


Le gars nous débarque où la route asphaltée se termine. On marche dans un petit chemin troué vers le parking de Beneficio, où la vannette Volks de Bruce est stationnée. C'est tranquille, il y a peut-être 40 véhicules, surtout des variantes de Westfalias. Bruce étant menuisier, il s'est fabriqué un bon set-up avec un divan, un grand lit qui se replie en 3 vers l'arrière et du rangement. On laisse nos sacs et on va se promener un peu dans le village.


Le paysage est hallucinant. On est dans une vallée entre 2-3 montagnes, il y a des arbres en fleur, des rigoles, une petite chute d'eau, et plein de verdure. Ça sent bon la nature, humide de la pluie des derniers jours. En grimpant un peu, on voit la mer à l'horizon. Bruce nous montre tous les racoins, et nous indique des « points d'énergie » de la vallée. En fait, tout alignement d'arbres qui forme un cercle ou un triangle devient automatiquement un point d'énergie sacré à Beneficio. Même si on voit bien qu'un arbre a déjà poussé en plein milieu du « cercle ». Mais j'acquiesce poliment, rien de grave à penser que la nature nous transmet de l'énergie.


Pour ce qui est des campements, c'est beaucoup plus rustique que ce que je m'attendais. La plupart des habitations sont davantage des abris précaires. Il y a le grand tipi, point de rassemblement, rempli de coussins autour d'un feu de camp. Il a beaucoup plu, et tout est trempe à l'intérieur. Une française qui y dort la plupart du temps dit qu'elle veut le nettoyer, mais il n'y a plus vraiment de bois de chauffage sec pour faire sécher l'endroit et c'est toujours elle qui le nettoie, alors peut-être qu'elle va le faire mais c'est pas sûr. Pendant qu'elle dit ça, deux hommes lisent et fument étendus sur les coussins à côté sans réagir.


On continue notre visite des lieux, on va à la « boulangerie» pour un pain. Quelques personnes offrent un service comme ça, de chez eux, pour quelques euros, du pain, de l'huile d'olive, il y a même une pancarte sur une van qui offre l'accès à Internet. Je n'ai pas pu savoir comment il réussit à se connecter. Pour l'électricité, j'ai vu 2-3 panneaux solaires, et des batteries de char. Bruce me raconte que quelqu'un s'alimente avec un système rattaché à son vélo.


Maintenant qu'on a la van de Bruce, on redescend en ville pour acheter de quoi à souper parce qu'il n'y a pas grand chose au grand tipi. On se fait un couscous aux légumes et chorizo dans la van et rendus au dessert il fait noir. Quelqu'un cogne à la fenêtre. Bruce vit là depuis 2 mois, et est particulièrement social, alors tout le monde semble le connaître. Il invite Dominic et Evy, les deux visiteurs à entrer et on se tasse un peu pour faire de la place.


Dominic, un Sénégalais-Belge qui fêtait ses 50 ans cette journée-là, a visiblement quelques facultés diminuées par la drogue. Il parle sans suivre la conversation et sans répondre aux questions, en répétant la même chose sans cesse, en changeant des détails à chaque fois. Il a donc expliqué qu'il ira à Granada acheter du pot. Finalement non, il va à Cadiz, pour boire et jouer de la flute au carnaval. Ou, en fait, il s'en va au Maroc pour du hash. La constante c'est qu'il a besoin de cash, il nous a donc proposé son collier de perles 3 fois pour 5 euros. Il commente les souliers Nike de Laura, et se vante que lui, il ne porte aucune marque. Tous ses vêtements sont des originaux, de la poubelle. C'est lui qui l'a dit. À travers ça, il demandait de temps en temps à Evy, son ami assez discret qui était finalement schizophrène: « fac on vas-tu manger des ?ufs pi écouter la tv? » avant de finalement s'en aller pour le faire après une demie-heure, parce qu'il a acheter une mini-tv pluguée sur une batterie de char et qu'il veut écouter Les pirates des Caraïbes.


J'ai compris pourquoi les espagnols autour de Beneficio les appellent Los Sucios. Ces deux là étaient particulièrement sales. Un des citoyens disait plus tard : « on a pas de douche, mais on se lave le plus gros à la main, puis une fois par semaine on va aux eaux thermales près de Granada. » J'avais moins le goût d'aller aux eaux thermales.


Je demande quand le monde commence à se rassembler au grand tipi pour la soirée d'habitude. Encore une de mes nombreuses questions idiotes à Beneficio. « Ça commence quand ça commence.» Duh. Alors en attendant, Bruce et Laura se roulent un joint. C'est pas vraiment en attendant la soirée au grand tipi, c'est plus en attendant de s'en rouler un autre. Pi un autre. J'avais décidé de ne pas affaiblir mes facultés dans un environnement méconnu, alors je commençais à m'ennuyer pendant qu'eux fumaient et grattaient la guitare.


Finalement on se rend au tipi. Je suis contente d'avoir ma lampe frontale (merci Julien!), mais Bruce me demande de la fermer, pas besoin de ça ici, il y a la lune. Je préférais voir où je marchais, pas finir les pieds tout trempes, mais bon, le ciel est magnifique avec plein d'étoiles. Je vois des gens qui viennent vers nous avec une lampe frontale, je me dis, ha je suis pas la seule. Ah, non, c'est une chandelle dans une boîte de conserve. Crime que je fit pas.  


Dans le tipi, on est à peu près 25 autour d'un petit feu. Il fait noir et la boucane est assez intense, mélange de feu de bois, de pot et d'encens. Quand on arrive une fille chante en espagnol et joue de la guit. Quelques joueurs de tam tams suivent le beat. C'est cool, même si tout le monde a de la misère à faire un vrai cercle parce que tout le monde veut être proche du feu. Ça me fait penser à l'Été en fête. Il y a une grosse bouilloire sur le feu et un mélange de thé y infuse, pour qu'on partage une tasse en cercle. Bien sûr, les joints s'allument et circulent constamment.


Dominic et Evy sont là. De temps en temps Evy se met à chanter faux. Devant moi il y a une japonaise dans son sleeping bag qui fixe le feu. Tout d'un coup une araignée tombe sur elle et elle se met à crier. Son voisin prend l'araignée et la déplace. La japonaise se met à pleurer. Personne ne semble s'en préoccuper. Je me dis que Frédérique doit se sentir comme ça dans ses activités anthropologiques, d'être là à observer sans vraiment faire partie, sauf que moi j'ai probablement beaucoup moins de distance critique et d'esprit scientifique dans mon analyse. Je suis un peu déçue, je m'attendais à rencontrer des gens avec une connaissance profonde de l'environnement, de la nature, des gens intéressants, allumés, pleins d'idées alternatives. Bof.


Sans instrument et sans désir de fumer, j'ai eu l'impression d'être dans gang 3 minutes, le temps que Bruce joue Moonshadow de Cat Stevens. J'étais dont ben contente de connaître toutes les paroles. C'était intéressant à vivre, mais à 1 h 30 le matin je n'appréciais plus dutout, peut-être parce qu'il était tard et qu'il faisait froid, peut-être parce que le pot me fait habituellement l'effet de me rendre anti-sociale et que la fumée secondaire m'affectait, et le spm m'aidait sûrement pas. J'ai demandé les clés de la van à Bruce pour aller me coucher.
Je sors du tipi et j'ouvre ma lampe frontale, puis près de moi il y a un homme habillé en genre de robe à capuchon, genre mage du moyen-âge. Il se met à chialer dans une langue étrangère en agitant les mains devant ses yeux pour bloquer la lumière de ma lampe. Il s'écriait « technologie no » et plein de trucs que je ne comprenais pas. J'essais de m'excuser et d'expliquer que je ne voyais rien, mais il s'enfuit en chialant. Je me suis dit que je m'en retournais à Granada le lendemain.



La nuit a été froide, une chance Bruce avait des bonnes couvertes de duvet. En se levant à 11 h 30 on a évité la pluie et maintenant il fait soleil. Je me lève pour aller au « shit pit », parce que c'est de même qu'ils appellent leur bécosse. Il y a même des indications vers le « shit pit » installées dans les arbres.

Je suis moins maussade que la veille et je constate comment le paysage est beau au soleil. Bruce va chez un voisin échanger du pot contre du café. Il semble que ce soit la principale activité et la principale monnaie d'échange ici. Un des citoyens dit qu'il va organiser un party de pizza cuite dans un four en pierre en après-midi, alors je décide de rester un peu. On part faire une randonnée pour trouver les orangers et les citronniers dans la montagne. Ça valait la peine de venir juste pour ça. La vue était superbe et les oranges sucrées. On a découvert que les arbres en fleur étaient des amandiers, en trouvant des amandes par terre. Laura en ouvre une pour y goûter et m'en donne une. Elles goûtaient plus l'Amaretto amer que l'amande, mais ce n'était pas si mal.


On redescend pour apprendre que le party pizza n'aura pas lieu car, de un, ce que le gars pensait être un four en pierre est en fait une construction sensée servir de frigo et, de deux, il est tout trempe alors il faudra faire brûler du bois dedans une journée complète avant de l'utiliser pour la cuisson. On va donc visiter un groupe qui prépare un atelier de percussions. La maison où on va est vraiment bien faite, il y a un plancher de bois, des meubles, une cuisine extérieure super bien installée. Le monsieur qui y vit est là depuis longtemps. On pourrait dire qu'il est un ancien, il me raconte un peu l'histoire de Beneficio. Il est tout de même un peu ralenti par des années de consommation constante, mais on a une conversation intéressante.


On traverse chez un français dans son petit tipi, qui a construit un modèle de la structure de sa future maison en allumettes. Ça ressemble à la maison en dôme de Gerry Ferderber. Lui aussi est un peu ralenti, mais Bruce a une surprenante facilité à entretenir la conversation avec le monde, même si ça n'a pas trop de sens. Pendant ce temps, je feuillette un livre sur les plantes régionales. Je tombe sur une image des fleurs d'amandier. En dessous, c'est écrit « muy venenosa ». Je n'arrive pas à comprendre s'ils parlent de la fleur ou de l'amande.


Inquiète, je demande au français ce qu'il en pense. Il dit : « ouais les amandes des arbres aux fleurs blanches elles ne goûtent pas bon ». Je dis ok, mais elles sont vénéneuses?  Il sait pas trop, il dit non c'est pas grave. Mais dans le livre ça dit pas juste vénéneuse, ça dit MUY vénéneuse? Je commence à paniquer intérieurement, l'allemande ne sait pas trop quoi en penser. Bruce dit « si tu penses que tu vas être malade, tu vas être malade ». Sauf que pour arrêter d'y penser j'ai besoin d'être rassurée comme du monde. Alors je sors pour trouver l'ancien lucide qu'on vient de rencontrer, lui il doit ben savoir. Je lui montre des amandes que j'avais gardé pour que Carl puisse faire pousser un amandier. Je lui demande si je vais mourir. Il dit : « non, c'est pas grave, nonon. Mais, si jamais t'es malade, ma femme est homéopathe ». Pas totalement soulagée, j'ai dont ben hâte d'avoir accès à Wikipedia.


On reste au village pour une partie du cours de percussion. Ils avaient préparé une soupe aux lentilles et une salade à l'ail. Je me dis que ça devrait aider à neutraliser l'amande. Ça été un bel après-midi après tout, comme on a fait autre chose que juste fumer. Mais je suis contente de retourner à l'auberge le soir. De toute façon je pense que Bruce et Laura seront aussi contents d'avoir de l'intimité, j'ai l'impression qu'ils se plaisent, alors tant mieux.


Je sens vraiment le bois et la boucane dans l'autobus. Étrange de se vanter de vivre dans l'air pur loin du smog et de la pollution urbaine, mais de se boucaner sans cesse les poumons par le pot, le tabac et le chauffage au bois mal aménagé. Et il ne faut pas mélanger hippie et écolo, parce que pitcher ses cochonneries à côté de la van et laisser traîner ses batteries usées, c'est pas très vert. Et c'est quoi un hippie? Parce que Dominic, qui avait l'âge d'être de la vraie génération, trippait d'aller dans un festival techno-trans.


Il y avait des projets à Beneficio, Bruce était emballé à l'idée de construire un centre des loisirs pour les enfants, une maternelle pour l'apprentissage des vertus des plantes (utile pour ne pas s'intoxiquer aux amandes) de solidifier et rendre étanche la casa mayor pour accueillir les gens de passage, d'aménager une cuisine commune avec four à bois, de trouver plus d'accès à l'eau? Mais on dirait que ça passe toujours après le projet immédiat de trouver le pot pour son prochain joint.


À l'auberge je prends une douche et je fais une recherche sur les amandes. Je suis correcte, j'ai mangé une amande amère, mais comme elle était tombée de l'arbre à la dernière saison, elle était nécessairement mure, donc elle ne contenait plus d'acide cyanhydrique. Et la dose létale est de 20 à 50 amandes? Je sais que c'est con d'avoir mangé quelque chose par terre dans le bois sans vérifier, mais qui savait qu'il existe une variété d'amandes toxiques?

 

From Catherine M. on Feb 6th, 2009

Allo Sophie! Depuis, le début que je lis ton blogue. C'est TELLEMENT DRÔLE!!!! Tu devrais faire une one man show! Il t'arrive tellement de choses! La soupe aux lentilles qui neutralisent les amandes toxiques? Ben voyons! Anyway, oublie pas de goûter aux churros con chocolate, t'es mieux de pas revenir de l'Espagne sans en avoir mangés! Fais attention à toi! Catherine, dans la routine de Montréal, xx

From Joanie l'agent de bord on Feb 7th, 2009

woah soph débiles tes aventures! ca ma trop fait pensé au film...eum..cest koi dont le nom...tk tsé le gars qui vit dans l'alaska tout seul dans le bois pis ki mange une plante pis ki meurt? mais je suis trop contente que tu aille bien! jai eu peur! qui aurait su qu'il existait des amandes vénéneuses?! non mais! tk pis tes oranges ont lair trooo bonnes, jespere ke tu en a apporter avec toi pour te faire des petites collations en route ;) Je suis contente de voir a quel point tu t'investis dans ton blog, cest super de pouvoir lire tout ce que tu vis même si je suis si loin :( En passant, je voulais juste savoir si tu avais une vague idee de quand tu irais en france...jimagine que tu sais pas encore mais bon pas grave. Moi je suis tjs a toronto. je passes mes examens pour la job TOUTE la semaine et je suis hyper stressée mais je sais ke ca va aller ;) ensuite ben cets LE retour, et ça, ça me stresse encore plus, jai pas le choix de réussir, je DOIS réussir! jai tellement h¸ate de pouvoir revoyager en plus...surtout en lisant ton blog là ca me démanche lol bon ben je te laisse la dessus, finalement jaurais du técrire un email lol ;) bonne continuation!! xox

From Marianne on Feb 9th, 2009

Wow trop nice. J'ai vrmt trouvé ça drôle quand tu as parlé de San Sebastian, pq jvenais de voir à la distasio pis elle y était. Ouin, moi le tripp hippie...pas pour moi. Vive l'électricité, internet et l'interdiction de fumer... J'ai eu peur pour toi...fais attention ok?! Pas trop de dépaysement de même! Ah sous un autre ordre d'idée... mon père veut savoir si t'embarquais dans son comité (pq josée plouffe aussi voudrait t'avoir dans son comité de comm, mais mon père lui a dit que ça serait à toi de décider first si tu voulais t'impliquer)! Ah pis aussi, té tu dans mon comité de protocole pour le championnat de baseball canadien en août?? (vive les implications) Tu vois, nous on t'attend, faque prend le temps en ce moment de profiter de cette liberté que tu as...enjoy it! Et mords dans la vie! jtaime fort xoxo wolf veut des graines aussi

From Sophie on Feb 11th, 2009

Haha One WOMAN show Cat! mais je suis meilleure ecrivaine qu'oratrice je pense. Merci de m'avoir rassuree avant de partir, j'avais en effet peur pour rien, c'est facile voyager seule quand t'es sur place! Jo, je te repete bon succes, Repetes-toi YES I CAN! Marianne je ne suis plus trop certaine de quel evenement tu parles, mais j'aime bien que tu termines ton message par ''Wolf veut des graines aussi'' haha je te reecris pour les implications mais j'ai l'impression que ca risque d'etre oui a tout! Vivement l'ete a Val-d'Or